À l’heure où l’intelligence artificielle bouleverse nos façons de travailler et de délivrer les services publics, certaines voix apportent un éclairage particulièrement structurant. Celle de Jacques Pommeraud en fait partie. Président-directeur général du groupe Inetum depuis février 2023, il pilote 28 000 collaborateurs dans 19 pays autour d’une ambition claire : générer de l’impact digital plus vite, plus simplement, et pour le bien de tous.
Son intervention au talk « IA, travail et services publics : quel futur à inventer ? », programmé le mercredi 27 août de 17h30 à 18h30 (Salon 110, court Philippe-Chatrier), s’inscrit au croisement de la stratégie, du numérique et de l’innovation publique. Autant de dimensions au cœur des grandes questions que se posent décideurs, agents publics et citoyens face à l’IA.
Qui est Jacques Pommeraud ?
Le parcours de Jacques Pommeraud illustre une constante : mettre le numérique et la transformation des organisations au service d’une performance durable et partagée.
Depuis février 2023, il est président-directeur général du groupe Inetum, où il dirige une équipe internationale de 28 000 personnes dans 19 pays. L’ensemble des collaborateurs du groupe se mobilise autour d’une même mission : délivrer un impact digital plus rapide, plus simple et plus utile pour tous.
Avant de prendre la tête d’Inetum, il a développé plus de 25 ans d’expérience dans l’optimisation des organisations, l’accompagnement du changement et l’accélération de la croissance au sein de grandes entreprises internationales. Son parcours peut être résumé en plusieurs étapes clés :
- Conseil en stratégie chez McKinsey & Company à Paris puis à Boston, où il démarre sa carrière et se forge une solide expertise en stratégie et transformation.
- Atos (à partir de 2009): il y pilote le programme de transformation du groupe et voit progressivement ses responsabilités s’élargir jusqu’à devenir PDG de Canopy Cloud.
- Salesforce Inc. (à partir de 2014): basé à San Francisco, il occupe le poste de Senior Vice-President & General Manager Success Services, dans un environnement à la pointe du cloud et de l’expérience client.
- SAP: il y assume ensuite un rôle mondial similaire, toujours centré sur les services et la réussite des clients dans leurs transformations numériques.
- Bureau Veritas (2018–2023): il y est vice-président exécutif, en charge de la France, de l’Afrique et des services aux gouvernements, au plus près des enjeux publics et réglementaires.
Sa formation reflète également cette double culture technique et stratégique :
- Diplôme d’ingénieur de l’École nationale des Ponts et Chaussées, l’une des grandes écoles françaises d’ingénierie.
- MBA de l’INSEAD, reconnu mondialement pour son excellence en management et stratégie.
Cette combinaison d’expériences dans le conseil, le numérique, le cloud, les services et la relation avec les gouvernements positionne Jacques Pommeraud au cœur des enjeux contemporains de l’intelligence artificielle, du travail et des services publics.
Un leader de l’impact digital
À la tête d’Inetum, Jacques Pommeraud promeut une vision claire : créer un impact digital concret, mesurable et orienté vers le bien commun. L’enjeu ne consiste pas seulement à déployer de nouvelles technologies, mais à les mettre au service de transformations utiles et inclusives.
La mission partagée par les 28 000 collaborateurs du groupe est formulée de façon explicite : apporter de l’impact digital plus vite, plus simplement, et pour le bien de tous. Cette approche se décline autour de plusieurs axes structurants :
- Aligner la technologie sur les besoins réels des organisations, des agents et des citoyens, plutôt que l’inverse.
- Simplifier la complexité numérique pour la rendre exploitable par le plus grand nombre, y compris dans les organisations publiques.
- Accélérer la transformation sans perdre de vue la qualité de service, la confiance et la sécurité.
- Contribuer au bien commun en accompagnant les évolutions de la société : nouveaux usages, attentes citoyennes, transformation du travail, enjeux environnementaux et sociaux.
Dans ce cadre, l’intelligence artificielle apparaît comme un levier central. Mais elle ne constitue pas une fin en soi : elle s’inscrit dans une vision plus large de transformation numérique responsable, où la technologie renforce les capacités humaines plutôt qu’elle ne les remplace.
IA, travail et services publics : un débat clé pour notre avenir
Le talk « IA, travail et services publics : quel futur à inventer ? » aborde des questions que se posent aujourd’hui toutes les organisations, privées comme publiques :
- Comment l’IA transforme-t-elle les métiers et les compétences ?
- Quels services publics de demain voulons-nous construire avec ces nouvelles technologies ?
- Comment concilier performance, équité, inclusion et respect des valeurs républicaines ?
La participation de Jacques Pommeraud à cette discussion s’inscrit dans une réflexion de fond sur la manière d’orienter l’IA vers un futur souhaitable, au service des agents, des organisations et des citoyens.
Pourquoi l’intelligence artificielle transforme le travail
L’intelligence artificielle modifie déjà en profondeur le monde du travail, dans les entreprises comme dans les administrations. De nombreux usages se développent autour de quelques grandes logiques :
- Automatisation des tâches répétitives: l’IA permet de prendre en charge des tâches à faible valeur ajoutée, libérant du temps pour l’analyse, la relation humaine ou l’innovation.
- Assistance à la décision: en croisant de grands volumes de données, les systèmes d’IA aident les professionnels à prendre des décisions plus rapides et mieux informées.
- Personnalisation des services: l’IA peut adapter recommandations et parcours en fonction des profils et des besoins spécifiques.
- Amélioration de la qualité et de la fiabilité: en détectant automatiquement incohérences ou anomalies, elle contribue à réduire erreurs et retards.
Pour les collaborateurs, ces évolutions s’accompagnent de nouvelles opportunités: montée en compétences, développement de métiers émergents autour de la donnée, de l’éthique ou de l’accompagnement du changement, enrichissement des contenus de poste. À condition d’être anticipée et accompagnée, l’IA peut ainsi soutenir un travail plus riche et plus qualifié.
Des enjeux majeurs pour les services publics
Dans les services publics, l’intelligence artificielle ouvre des perspectives fortes pour améliorer l’accessibilité, la réactivité et la qualité du service rendu :
- Accès facilité aux démarches: guidage intelligent, assistance conversationnelle, classification automatique des demandes peuvent simplifier le parcours des usagers.
- Réduction des délais de traitement: en automatisant certaines étapes administratives, l’IA permet de traiter plus vite des volumes importants de dossiers.
- Meilleure allocation des ressources: l’analyse des données aide à anticiper les flux, à dimensionner les équipes et à orienter les priorités.
- Renforcement de la continuité de service: l’IA peut contribuer à maintenir une qualité de service élevée, y compris dans des contextes de contrainte budgétaire ou de tension sur certaines compétences.
Ces potentialités s’accompagnent évidemment de questions structurantes : protection des données, transparence des algorithmes, non-discrimination, accessibilité pour tous, y compris les publics éloignés du numérique. C’est précisément dans cet équilibre entre innovation et responsabilité que la vision de dirigeants expérimentés comme Jacques Pommeraud prend tout son sens.
Ce que la vision de Jacques Pommeraud apporte au débat sur l’IA publique
La singularité de Jacques Pommeraud tient à la convergence de trois dimensions : une solide expérience dans le numérique, une pratique approfondie de la conduite du changement et une connaissance directe des services aux gouvernements. Ce triptyque lui permet d’aborder l’IA non seulement comme un enjeu technologique, mais comme un projet global de société.
Une expertise au croisement de la stratégie et de l’innovation publique
Son parcours dans le conseil, le cloud, les logiciels et les services, conjugué à ses responsabilités chez Bureau Veritas sur la France, l’Afrique et les services aux gouvernements, nourrit une compréhension fine :
- Des contraintes spécifiques du secteur public: exigences de transparence, d’égalité de traitement, de continuité du service.
- Des attentes des citoyens: simplicité, lisibilité des démarches, réactivité, proximité.
- Des défis organisationnels: modernisation des systèmes d’information, évolution des compétences, coopération entre acteurs publics et privés.
Sa formation d’ingénieur des Ponts et Chaussées associée à un MBA de l’INSEAD lui donne une capacité particulière à articuler enjeux techniques, économiques et politiques, un atout clé pour éclairer l’avenir de l’IA dans les services publics.
Accompagner le changement plutôt que le subir
Les transitions numériques les plus réussies sont celles qui s’appuient sur une accompagnement du changement structuré : écoute des parties prenantes, pédagogie, expérimentation, formation continue. C’est précisément l’un des fils conducteurs du parcours de Jacques Pommeraud.
Appliquée à l’IA dans les services publics, cette approche met l’accent sur plusieurs leviers :
- Associer tôt les agents à la conception des nouveaux dispositifs pour en faire des co‑auteurs de la transformation.
- Clarifier les objectifs: mieux servir les usagers, améliorer les conditions de travail, renforcer la qualité du service rendu.
- Former et accompagner les équipes aux nouveaux outils et aux nouveaux usages, dans une logique de montée en compétences.
- Évaluer et ajuster progressivement les solutions déployées, en tenant compte des retours du terrain.
Dans cette perspective, l’IA devient un levier de transformation maîtrisée, et non une rupture subie par les organisations et les métiers.
Quels bénéfices concrets attendre de l’IA pour le travail et les services publics ?
Si chaque administration, chaque collectivité et chaque métier a ses spécificités, on peut dégager quelques grands bénéfices potentiels de l’IA, lorsqu’elle est pensée de manière responsable et orientée vers le bien commun.
Pour les agents et collaborateurs des services publics
- Allègement de la charge administrative grâce à l’automatisation des tâches répétitives (saisie, tri, contrôles simples).
- Plus grande capacité d’écoute et de suivi des usagers, le temps libéré pouvant être consacré à la relation, à l’accompagnement et à la médiation.
- Outils d’aide à la décision pour mieux prioriser, orienter, diagnostiquer ou anticiper les besoins.
- Montée en compétences vers des missions plus analytiques, de coordination ou d’innovation de service.
- Amélioration de la qualité de vie au travail lorsque les irritants quotidiens sont réduits et que les équipes disposent de moyens modernes pour accomplir leur mission.
Pour les citoyens et usagers
- Démarches plus simples et plus lisibles: pré‑remplissage, orientation rapide, accompagnement pas à pas.
- Réponses plus rapides pour les demandes standard ou fréquentes, y compris en dehors des horaires d’ouverture.
- Meilleure équité de traitement lorsque les règles sont appliquées de manière homogène à l’aide de systèmes d’aide à la décision correctement conçus et encadrés.
- Services plus adaptés aux besoins, grâce à l’analyse de données anonymisées permettant d’identifier les attentes et les difficultés récurrentes.
Pour l’État et les collectivités
- Vision consolidée des besoins des territoires et des publics, facilitant la définition des politiques publiques.
- Optimisation de l’allocation des ressources, en identifiant les priorités et les gisements de performance.
- Capacité d’anticipation renforcée face aux crises, aux évolutions démographiques ou aux changements d’usage.
- Soutien à l’innovation dans les services publics, en favorisant des expérimentations encadrées et évaluées.
Ces bénéfices ne sont pas automatiques : ils supposent des choix de conception, de gouvernance et d’accompagnement. C’est précisément pour éclairer ces choix que le débat autour de l’IA, du travail et des services publics est aujourd’hui essentiel.
Construire un futur de l’IA au service du bien commun
Dans la vision portée par des dirigeants comme Jacques Pommeraud, l’intelligence artificielle n’est pertinente que si elle contribue à un impact positif et durable. Cela implique de penser l’IA comme un projet collectif à part entière.
Allier performance et responsabilité
Pour que l’IA soit acceptée et créatrice de valeur, plusieurs principes structurants s’imposent :
- Transparence sur les usages, les objectifs et les limites des systèmes d’IA déployés dans les services publics.
- Protection des données des citoyens et des agents, dans le respect strict des cadres réglementaires.
- Équité et inclusion: vigilance sur les biais potentiels et attention portée aux publics les plus fragiles ou éloignés du numérique.
- Complémentarité humain‑machine: l’IA doit renforcer la capacité d’action des professionnels, non se substituer à leur jugement.
Intégrer ces principes dès la conception des projets d’IA dans les services publics permet de concilier performance opérationnelle et confiance citoyenne.
Former, inclure, dialoguer
Un futur souhaitable de l’IA pour le travail et les services publics ne peut se construire que si tous les acteurs y sont associés :
- Former les agents et les managers aux enjeux, aux usages et aux limites de l’IA, pour en faire des acteurs éclairés de la transformation.
- Inclure les citoyens dans la réflexion, en expliquant les projets et en recueillant leurs attentes comme leurs interrogations.
- Dialoguer entre secteurs public et privé pour partager retours d’expérience, bonnes pratiques et cadres de confiance.
Grâce à son expérience internationale, à la croisée du conseil, du numérique, des services et des relations avec les gouvernements, Jacques Pommeraud apporte une contribution précieuse à ce dialogue nécessaire entre tous les acteurs de l’écosystème.
Un rendez-vous à ne pas manquer : le talk « IA, travail et services publics : quel futur à inventer ? »
Le talk « IA, travail et services publics : quel futur à inventer ? », programmé le mercredi 27 août de 17h30 à 18h30 au Salon 110 (court Philippe‑Chatrier), est l’occasion de croiser regards et expériences sur un sujet décisif pour notre avenir collectif.
La présence de Jacques Pommeraud, président-directeur général d’Inetum, y apporte une perspective orientée vers l’impact digital et le bien commun, nourrie par 25 ans de pratique de la transformation dans des contextes variés.
Pour les décideurs publics, les responsables RH, les acteurs du numérique ou simplement les citoyens intéressés par l’avenir de nos services publics, cette discussion est une opportunité de mieux comprendre :
- Comment l’IA peut soutenir un travail plus qualifié et plus porteur de sens.
- Comment elle peut contribuer à des services publics plus accessibles, plus fluides et plus proches des attentes des usagers.
- Comment articuler innovation technologique, responsabilité et confiance dans la durée.
En plaçant l’intelligence artificielle au service du travail et des services publics, et non l’inverse, c’est bien un futur à inventer que ce type de rencontre entend dessiner : un futur où le numérique, porté par des leaders engagés comme Jacques Pommeraud, constitue un levier concret d’impact positif pour la société.